Posts Tagged ‘Chardonnay

03
Mar
09

ça, c’est fait.

Marqué par le film MONDOVINO, il me manquait toujours la dégustation d’un vin issu de la « Mondavi Winery ».  Je confesse volontier qu’il ne s’agissait pas d’une priorité.
Cette semaine alors que j’errais dans les linéaires d’une petite surface suisse, je tombai nez à nez avec une bouteille de Chardonnay « Wordbrigde » de la Robert Mondavi Winery. Et hop, la main sur la bouteille, la bouteille part pour une nouvelle aventure.

Après de deux jours de rafraîchissement, la bouteille eu l’honneur de ma table. Paf, le bouchon de synthèse s’extirpe du goulot laissant le passage libre pour le liquide mystérieux.
Glou, glou, le vin s’écoule dans mon verre…Suspens…

L’atroce vérité tombe: C’est bel et bien du chardonnnay avec tout ce qui va avec. Le nez, la bouche tout est là. Le hic, c’est que le bluff est découvert dès la deuxième gorgée.

Alors, pour faire la boucle avec l’épisode 2 de Mondovino, je reprend la démonstration d’Hubert de Montille:
Il y a les vins qui se dégustent en largeur. Ils vous en mettent plein la vue, ils explosent en bouche puis s’effondrent.
Et il y a les vins qui se dégustent en longueur. Mieux construit, qui vous accompagnent.
Le Chardonnay « Woodbridge » est du premier type. Il est bluffant, il donnent l’impression d’avoir un vrai chardonnay de Bourgogne. La deuxième gorgée m’a ramené à la réalité. En toute honnêteté, c’est bon, c’est bien fait, je me risque à écrire que c’est bien « fabriqué »…

Et vous?

17
Jan
09

Ce jour de décembre où j’ai vu des chamois…

Les chamois n’ont rien de particulier en temps que tels. C’est juste que je les vus en arrivant à Rotalier (Oui John-Baptiste, là où se trouve Jean-François Ganevat!).

Dans ce recoin du Jura français on trouve des chamois mais aussi des vignerons. Et quels vignerons! Des gens de la terre, sincères et généreux avec leurs vignes, qui m’ont ouvert leur cave, leur maison, et leurs bouteilles.

En ce premier mardi de décembre je rencontre Peggy Buronfosse. Jeune vigneronne qui aime tellement ses vignes et son vins que l’écouter en parler vaut le voyage à lui seul. Comme un jardinier, elle connaît chaque coin et recoin de ses parcelles. Comme un alchimiste vous exposant sa traduction de la Pierre Philisophale, elle vous explique chaque vendange selon la parcelle, l’élevage selon la pièce. Bref, elle vous donne toutes les clés de ses vins, si vous ne comprenez pas tant pis. Mais c’est dommage!

Peggy n’est pas seule. Son mari, Jean-Pascal est à ses côtés. Comme elle, il aime être à l’écoute des vignes et leur prodigue tous les soins qu’elles méritent.

Et ça donne quoi?
Bin, du vin, tiens! Peggy et Jean-Pascal produisent du Côte du Jura Blanc avec du Chardonnay et du Savagnin, du Côte du Jura rouge avec du Pinot et du Poulsard.
Ils se sont essayés au V.. de p….. Ils se sont vus refuser l’agrément pour quelques gramme de sucre résiduel. Ce qui n’est pas plus mal, car moi qui n’aime guère le Vin de paille, je trouve leur « Epicure » (oui, c’est le nom de leur cuvée de « Vin issu de raisins passerillés » en bouteille de 37,5cl) est meilleur que le Vin de paille.

Pour résumé, un jeune domaine à découvrir calmement car la production est presque confidentielle. Le bon point, c’est que j’en ai en cave!

13
Jan
09

Jean François Ganevat, empereur du Jura

Nous sommes en 2008 après jésus-christ. Toute la gaule est occupée par la mondialisation…toute? Non! un village peuplé d’irreductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Non, nous ne sommes pas en Bretagne 

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mais à Rotalier, au sud du Jura…

Arrivés sous la neige, pas un autochtone en vue, un air vif et frais, nous voilà près de la hutte de notre Panoramix local: Jean François Ganevat.

La potion magique existe!! Chardonnay et Savagnin ont trouvé ici leur druide. Le Montrachet et Le Charlemagne n’ont qu’à bien se tenir. Les Chardonnay de Jean Francois, dit « mon lapin », expriment la pureté des sols et du climat. Les Côtes du Jura ouillées nous ravissent le palais comme le vieux Macvin qui siège sur le comptoir tel Abraracourcix sur son bouclier.

Je n’oublie pas le Poulsard, magnifique rouge tout en finesse.

 Ave Jean Francois, bibereti te salutant !